Archive for March, 2008

Amazon …

Le 1er mars je commande un livre sur Amazon.com.
Le 3 je reçois un mail me disant que le colis est envoyé.
Estimation de délais de réception indiquée : 5 jours max.
Prélèvement sur mon compte : le 6.
Le 20, l’auteure allait être à Paris pour une séance dédicasse. J’ai planifié une journée à Paris pour ce jeudi-là.
Le weekend avant la séance de dédicasse (15-16), toujours pas de livre.
Le lundi 17 ma réservation tarif très réduit pour un aller-retour en train à Pais expire (heureusement ce n’était qu’une simple réservation donc pas de paiement).
Le mercredi 19 je vais à ma Poste voir si le petit papier du passage du facteur n’avais pas été égaré par erreur. Non
La journée du 20 passe. Pas de voyage à Paris sans raisons.
Le 25 je trouve un avis de passage du facteur me disant que je pouvais récupérer mon colis à partir du lendemain.
Le 26 je récupère enfin mon livre. Non dédicassé.

Le bouquin en question est celui écrit par la bloggueuse « petite anglaise ». Elle écrit sur son blog depuis 2004, racontant sa vie de trentenaire anglaise vivant à Paris depuis plus de 10 ans, à élever sa petite fille « Tadpole » (=Têtard) qu’elle a eu avec un française qu’elle surnomme M. Frog (ce sont des surnoms évidemment pour cacher l’identité des personnes).
Elle devient très célèbre lorsque son patron la congédia de son travail car il était tombé sur son blog. Les raisons du licenciement étaient qu’elle prenait sur son temps de travail pour gérer son blog (faux) et qu’elle mettait en danger la réputation de sa boîte (elle n’avait jamais cité le nom de la boîte et encore moins dit du mal à ce sujet). Une fois elle avait dit avoir fait péter une demi-journée de travail pour aller retrouver son amant à l’hôtel. Elle a emmené l’affaire au tribunal, et a gagné un an de salaire en compensation.
Cette soudaine célébrité lui a permis de décrocher une offre de rédiger un livre sur petite anglaise. Dans son malheur, elle a trouvé un grand bonheur.

C’est donc ce livre-là que j’ai commandé. Mais je n’ai même pas commencé à le lire. Je le boude. Dès que je m’y mettrai ça ne me prendra pas longtemps pour le finir de toute façon. J’en reparlerai une fois le livre fini.

Weekend express

Ma petite sœur était venue passer un long weekend en famille. Elle voulait faire une surprise à notre mère, il n’y avait que mon père et moi au courant de son arrivée. Mais on avait oublié un petit détail : ma mère déteste les surprises … Même si elle était très heureuse de voir sa fille qu’elle n’avait pas vue depuis 3 mois, elle n’a pas apprécié de ne pas être au courant. Je n’étais pas présente lors des retrouvailles donc je n’en sais pas plus.
Ma charmante petite sœur m’avait ramené des cadeaux d’anniversaire !! Très soigneusement choisi et emballés avec amour. Et ouvert indélicatement par la douane anglaise. On a ouvert MES cadeaux avant MOI ! D’ailleurs on lui a retourné complètement tout son sac, et c’était à elle de tout ranger après. Mais on a tout de même déballé mes cadeaux avant moi … Comme Mon Roumain me l’a fait remarquer, mieux vaut ça que de les avoir confisqué. C’est bien vrai, surtout que c’étaient de super cadeaux.
Entre autres j’ai eu le plaisir de recevoir une nouvelle trousse, une très belle trousse car ma sœur ne peut pas concevoir l’idée que j’ose trimballer une telle horreur avec moi. En voici une photo :

new-trousse.JPG

Ça m’a fait énormément plaisir de la revoir malgré le fait qu’on parle très très souvent sur le net. Je comptais l’intervieuwver (aucune idée de l’orthographe de ce mot) ce weekend sur sa vie à Londres, mais on n’a pas eu l’occasion. De plus je n’avais pas préparé mes questions, mais je le ferai bientôt par l’intermédiaire d’msn.

Je suis vraiment trop une … andouille. J’ai mis mon réveil à 7h00 pour dire au revoir à ma sœur avant qu’elle parte pour prendre son avion très matinal, mais j’avais oublié le changement d’heure … Du coup quand je me suis levée, elle était déjà partie … Je me suis sentie vraiment très nulle …

Gros Bisous Soeurette et à très bientôt !!

De chasseurs de mammouths à attentat au président des Etats-Unis

Que faire lorsqu’il fait froid chez vous à cause d’une chaudière tombée en panne à nouveau, qu’il neige dehors, que vous n’avez pas de chéri avec vous pour vous réchauffer et qu’on est le lundi de Pâques donc tout est fermé ? Une double séance au cinéma biensure !  Et sans être embêtée par des grand-mères.
J’ai choisi le duo 10 000 – Angles d’Attaque. Je n’avais pas entendu grand choses sur ces films, alors j’y suis allée par curiosité. De plus, les bandes-annonces m’avaient bien plus.

10000
Ce film parle de l’histoire du premier héros à l’époque des chasseurs de mammouths. Je m’attendais à remarquer des détails dérangeants comme des dents trop blanches, ou des anachronismes ridicules. Mais j’ai été entraîné dans l’histoire dès le début. Effets spéciaux saisissants et de nouveaux acteurs charismatiques, j’ai trouvé l’ensemble très beau. La jeune demoiselle, sujet de convoitise du héros, est plus connue pour le rôle de la jeune fille qui demande à Georges Clooney de lui passer une capsule de Nescafé dans la pub pour cette marque. J’avais beau être tout devant, avec une envie pressante d’aller aux toilettes, assise à côté d’un garçon qui mangeait bruyamment des bonbons, j’ai aimé du début à la fin.
4/5

Angles d’Attaque
On ne perd pas de temps pour nous mettre dans l’action. J’ai été très admirative des « méchants », leur plan était super bien organisé, tout avait été prévu et l’identité des complices rend le complot très intéressant. Quant aux « gentils » ils m’ont plutôt agacé, à courir de partout, à tirer sur les méchants dans une foule plein d’innocents, à s’énerver au volant, à ne rien comprendre. Enfin si, l’agent de sécurité Thomas Barnes finit par comprendre, au bout d’un moment. Les répétitions de la matinée ne sont pas très gênantes, même si, au bout de la cinquième fois, on commence à connaître le début du speech du maire par cœur. Forest Whitaker joue le rôle d’un badaud américain venu en vacances en Espagne. Je ne l’ai pas vu dans d’autres films, mais je ne crois pas que c’est le genre de rôle habituel pour cet acteur. La fin est peut-être un peu trop … facile, prévisible, invraisemblable, attendu.
C’est possible que je n’était pas de la bonne humeur pour voir ce film, vu que je venais de voir 25 minutes auparavant un film d’un autre style. Mais j’ai beaucoup été diverti par ce film.
4/5 aussi

Le Monde et ses itinéraires

Les métros = endroits où nous, gens sans voiture, passons beaucoup de temps.

A Lyon certains arrêts de métro sont décorés, on sent qu’il y a eu un effort d’imagination pour rendre l’endroit un minimum intéressant. Ça doit sûrement être dans les stations assez récent car les arrêt du centre de Lyon ne sont pas très imaginatifs, alors que certains vers la fin de la ligne B ou vers la gare de Vaise (donc des extrémités) sont originaux avec des couleurs, de la lumière ou des décorations.

Par exemple, à l’arrêt Jean Jaurès de la ligne B, direction Charpennes il y a une carte murale allant des Etats-Unis jusqu’en Russie en passant par tous les continents de la même longitude.

        

Je vois souvent des gens qui admirent et/ou inspectent ce mur en attendant le métro. Lorsque je dois prendre cette ligne pour aller à la gare de Part Dieu, j’ai compris qu’il fallais que je me situe en haut du quai pour être près de la bonne sortie une fois arrivée. Et le hasard fait que je doive attendre en plein milieu de l’Europe de l’Est, juste à côté de la Roumanie ! D’ailleurs je n’imaginais pas ce pays aussi grand.

De l’autre côté, direction stade de Gerland, il y a les 10 lettres du mot « itinéraire » en très grand format.

  

Je me demande qui en a eu l’idée et pourquoi. …

Pourquoi ?

Pourquoi est-ce que ces deux vieilles femmes insistaient à me coller dans la file d’attente ?? J’ai eu tort de penser que je pourrai prendre à temps un ticket pour aller au cinéma un dimanche après-midi. Même les caisses automatiques (où ça me prend 30 sec avec ma carte PASS) il y avait une attente de 15 minutes. Et je me suis retrouvée coincée devant deux vieilles dames qui ne voulaient pas se décoller de mon dos. Il y a cette règle, non écrite, qui fait que lorsqu’on est dans une situation où on doit être à proximité d’autres personnes, on lui laisse « son espace ». Un genre de distance de sécurité comme (normalement) sur l’autoroute. Mais non, je sentais leurs sacs (aux deux) qui me poussaient, et je pouvais tout entendre de leurs discussions. « Une amie qui avait une réduction retraité à la piscine parce qu’elle a les cheveux blancs alors qu’elle n’a même pas 60 ans ; un ami Charles qui a fêté ses 70 ans il y a peu et qui dit qu’il attaque sa dernière dizaine ; une des deux mamie ne retire son argent uniquement aux guichets dans sa banque car elle ne fait pas confiance aux machines automatiques. » … que des sujets passionnants.
J’ai essayé toutes les techniques ne nécessitant pas de confrontations directes (j’étais déjà de pas très bonne humeur et je ne voulais pas me lâcher sur ces deux pauvres vieilles). D’abord j’ai essayé de m’avancer avec des petits pas discrets, mais elles se rapprochaient ; j’ai laissé un espace de plus en plus grand entre moi et le couple de devant, mais j’ai craqué quand la distance a atteint 1,50m ; j’ai également poussé un peu avec mon dos sur leurs sacs, gentil bousculade, mais elles résistaient ; j’ai lancé à plusieurs reprises des regards en arrière en tournant la tête jusqu’à capter un de leur regard pour 1/1000° de seconde. Mais rien. Arrivée à la machine, j’en avais une de chaque côté, au dessus de chaque épaule pour regarder comme ça fonctionnait.
Pour finir je n’ai pas pu retirer le ticket que je voulais car la machine ne me proposait que les séances qui débutaient entre 15h et 16h15 alors qu’il était 16h35 et que je voulais une séance à 18h. Les petites vieilles n’ont peut-être pas appréciées que je traite la machine de « saloperie ».

J’étais très bien, installée devant la télé, en pyjama, à rien faire. Pourquoi est-ce que je me suis dit que ça me fera du bien de me bouger et d’aller en centre ville ?

Endophobia

Ce mot n’existe pas, mais il doit bien avoir un mot qui définit la phobie des fins. Je m’explique, je n’aime pas arriver à la fin d’un livre ou d’une série TV. Parce qu’après, c’est fini, il n’y a plus rien.
Par exemple, ma colocatrice m’a fait découvrir la série Heroes qui est tout simplement géniale ! Des personnages attachants, une histoire intrigante, des pouvoirs magiques qu’on adorerait avoir. Tout le monde connait l’histoire non ? Des gens ordinaires qui découvrent qu’ils ont des supers pouvoirs tels que voler, voyager dans le temps ou bien lire dans les pensées. Bien évidemment ils ont le devoir de sauver le monde, enfin New York d’une explosion fatale. Donc, elle avait tous les épisodes de la première saison en VOST (qui veut dire version originale sous-titré) donc 24 épisodes de 40 minutes à savourer.
J’ai passé des soirées entières à regarder 5 voire 6 épisodes à la suite alors je n’ai pas mis bien longtemps à arriver à la fin. Mais je n’ai regardé les deux derniers épisodes (final en 2 parties) que l’autre jour, après avoir attendu 2 mois … Je n’avais pas envie de me retrouver sans rien. Peut-être qu’inconsciemment je voulais d’abord me “détacher” de la série pour vivre “moins mal” la fin. J’ai déjà dit que j’étais particulière. Je sais que la deuxième saison est sortie en VO, mais j’attends d’en avoir minimum 10 à pouvoir voir d’un coup sinon je vais me sentir trahie de ne pas avoir la suite.
Et c’est pareil pour les bouquins, surtout lorsqu’il y a plusieurs tomes pour une histoire. Je peux mettre longtemps avant de lire la fin du dernier, plusieurs mois, voire un an.

Je n’aime pas être laissé sans rien à attendre, rien à envisager, n’avoir rien en perspective auquel je pourrais penser dans la journée qui me motivera. Une sortie, un weekend, une soirée, juste quelque chose.
Something to expect, to get excited about. Something nice / interesting in the near future.

PS : je viens de découvrir après la parution de cet article que le terme “endophobie” existe déjà, et qu’il signifie la peur de l’intérieur. Je cherche encore un mot définissant la “peur des fins”. Un site passionnant avec une liste de phobies.

Totale Injustice

img_1597.JPG


Mon très cher petit frère :

-> fait péter une semaine de cours pour aller skier à la montagne
-> n’avait pas de véritable justificatif pour expliquer son absence d’une semaine
-> était absent la semaine de son conseil de classe

Mais

-> est le meilleur élève de sa classe
-> a la meilleure moyenne dans presque toutes les matières
-> sa moyenne la plus basse est un 12 en arts plastiques
-> a obtenu les félicitations

Le petit dernier continue fièrement la lignée !

22 ans

Qu’ai-je fais au cours de ces derniers 12 mois ?

- j’ai obtenu mon BTS Commerce International
- je suis devenu blonde
- j’ai donné mon numéro de téléphone à un roumain après l’avoir rencontré dans un train
- j’ai dansé sur un bar en boite pour me faire offrir une consommation
- j’ai appris quelques mots en roumain
- j’ai découvert la vie d’étudiante à la fac
- j’ai skié pour la première fois
- j’ai assisté à un baptême roumain en Espagne
- j’ai appris l’alphabet russe
- je me suis faite percer la langue
- j’ai commencé un blog
- j’ai vendu une maison pendant mon mois d’assistanat à un agent immobilier
- j’ai conduit une BMW

Et maintenant que va-t-il m’arriver pendant les 12 prochains mois ??

En roumain

On mangeait au resto (McDo) avec Mon Roumain et un pote roumain à lui. Ils parlaient la plupart du temps entre-eux en roumain.

A un moment son pote lui pose une question.

Je répond à sa place. Et toute fière, je me tourne vers lui et lui dit : “T’as vu, j’ai compris !”

Il me regarde bizarrement, et me répond : “Mais, il parlait français.”

Je rougis.

Saleté d’accent de l’Est …

Ma trousse

ma trousse

Oui, elle est moche.

Mais :

- personne n’aurait envie de me la voler
- je la retrouve facilement au fond de mon sac noir
- ma règle rentre dedans
- personne n’a la même
- c’est un bon sujet pour entamer la conversation
- elle empêche mes stylos de se balader dans mon sac
- elle prouve que je n’ai pas peur du ridicule / ou bien que j’ai très mauvais goût

et surtout

- c’était la seule qui restait dans les rayons

Petite vengence

Une relation qui a duré un peu plus d’un mois et demi.
L’année dernière.
Je me suis fait jeter sans explications.
Plus eu de nouvelles.

Il me contacte vite fait par texto à la fin de l’année dernière.
Il voulait le numéro de téléphone d’un ami en commun.
Ayant illimité le soir, je l’appelle pour le lui donner.
On reprend vite fait des nouvelles.
Après les banalités ‘‘comment tu va, qu’est-ce que tu deviens ?’’, j’ai eu des explications.
Je découvre que je n’ai été qu’une erreur, qu’il regrettai tout ce qui c’était passé.
Je lui ai fait réaliser qu’il était toujours amoureux de son ex.
Bref.
Ça ne fait pas plaisir.
Mon Roumain a su trouver les mots (par exemple “quel connard”) pour me remonter le moral.

Il y a moins d’un mois, cet ex me rappelle.
Comme ça.
Juste pour savoir si j’allais bien, si j’étais sur Lyon, si j’aimerais qu’on se voit
Sur un ton surpris et moqueur je lui demande s’il n’allait pas se sentir coupable.
« Non non, je ne suis plus avec ma copine alors j’ai pensé à toi. »
En essayant de rester sur un ton neutre, et de ne pas exploser de rire je lui répond:
Je suis assez occupée en ce moment mais pourrai peut-être me libérer demain.
« D’accord, j’attends ton appel. »

Je ne l’ai pas appelé.
Je n’avais aucune intention de l’appeler, ni même de le revoir.
J’ai ignoré ses 3 coups de fils.

Non mais.
Pour qui il me prend ?

Simple question rhétorique.
Je sais très bien pour qui quoi il me prenait …

Ah les mecs …

L’aventurière

Elle a obtenue son Bac STG avec mention Bien, la seule mention Bien de la section. Elle avait été acceptée en prépa de commerce à Montpellier, mais ça ne lui a pas plu, elle n’en voyait pas l’utilité. Et de toute façon elle veut devenir hôtesse de l’air. Elle a alors envisagé d’aller à la fac et de faire une licence en science économique. Ça ne lui a pas plu non plus.
Elle décide alors de voyager, de voir des pays, d’améliorer ses langues, agrandir ses horizons. Donc elle s’inscrit sur un site pour fille au pair et n’a que l’embarras du choix ! Son expérience de deux mois aux Etats-Unis y est peut être pour quelque chose, ou bien le fait qu’elle soit bilingue ou bien son charme naturel. Elle passe un entretient avec une famille qui habite à New Delhi, des très riches anglais qui veulent une nounou pour tenir compagnie à leur jeune adolescente. L’entretient se passe bien, mais par la suite aucune nouvelles des parents. Trop occupés probablement ? Tant pis. Elle choisi de partir en Autriche pour s’occuper de deux enfants dans une famille franco-autrichienne qui parlent également anglais. La mère travaille dans un aéroport donc ça pourrait la rapprocher de son rêve d’hôtesse de l’air. Famille riche, voyages en Grèce, aux States, en Turquie régulièrement, elle aura ses propres quartiers, salle de bain privé, grande chambre, ordinateur, télé, téléphone portable …
Mais déception, grosse déception. Deux enfants pourris gâtés, une mère constamment présente, pas d’emploie du temps précis, des ordres mal données, des reproches réguliers. Elle n’a pas la possibilité de créer de lien avec les gamins vu que la mère est toujours là, ils l’ignorent, la désobéissent, ne l’écoutent jamais. Au bout de quelques semaines, elle savait qu’il fallait qu’elle parte sinon elle allai tomber dans une dépression. Alors elle commence à s’organiser. Elle prend rendez-vous avec d’autres familles cherchant une baby-sitteuse sur Vienne. Tous charmants et gentils mais aucun n’auraient eu besoin d’elle avant un mois. Mais il fallait qu’elle parte. De suite. Elle a de la famille en Angleterre, pourquoi pas chercher là bas ? A Londres tant qu’a faire ! Elle se sent remotivée par ces nouvelles perspectives. Alors elle organise son évasion.
Ça sera pour samedi, lorsque la famille sera sorti, parce qu’elle compte partir derrière leur dos. Elle prit ses valises, monta dans le taxi qu’elle avait commandé la veille et partit pour un hôtel à Bratislava, en Slovaquie car le dimanche elle y prend l’avion tôt pour Londres. Tout ça, toute seule, elle est excitée et très fière d’elle-même. Elle avait laissé un mot à la famille mais n’était pas là pour assister à leurs réactions. Et aucune nouvelle depuis.
Elle reste une semaine chez un proche, mais ne perd pas de temps pour avancer dans ses recherches. Elle trouve un charmant petit couple qui a besoin d’elle pour s’occuper de leur fille de 6 mois. Pas des gros riches, juste une famille modeste habitant pas trop loin du centre de Londres. Et tout va beaucoup mieux. Parents gentils et travailleurs, bébé mignon, horaire et salaire fixes. Ses employeurs lui ont même trouvé un travail pour les week-ends. Dépression partie. Ce n’est pas facile tous les jours, mais elle s’y plait.

Tout ceci s’est déroulé sur une période de 7 mois.

Cette fille est ma petite sœur.

Et je suis très fière d’elle.

Une générosité qui cache de la gourmandise

bonbonsMon travail d’aide au devoir se trouve pas loin de la rue Victor Hugo (la rue marchande allant de la place Bellecour jusqu’à la gare de Perrache). Arrivant parfois en avance, j’ai eu le temps de bien découvrir cette rue. Et j’ai fait une grande découverte : Tentations, le bureau de tabac qui offre les bonbons les moins cher de Lyon, tous d’une grande marque connue. Un mur recouvert de plein de boites de bonbons à se servir soi-même. Autant qu’on veut/peut pour seulement 1€ / 100 grammes. Gloups’ une boutique exclusivement consacrée à la vente de sucreries un peu plus loin dans la rue, propose 1,59€ les 100 grammes. Et au cinéma de Bellecour c’est 3€ / 100 g !

J’essaye d’aller chercher les bonbons lorsqu’il y a déjà du monde là-bas. Par exemple juste après la sortie des classes, vers 16h30, ma gourmandise me parait moins honteuse lorsque partagée avec des écoliers ! Il faudra commencer à penser à inclure un budget bonbons dans mes dépenses si je continue ainsi. Je n’y suis allée qu’une seule fois en Février, mais cela peut s’expliquer par le fait que les petites ont eu 2 semaines de vacances et que donc je n’ai été que très peu sollicitée
La dame à la caisse est très gentille et toujours souriante. Elle m’a appelé ‘mon poussin’ une fois, comme tous les petits enfants qui viennent. La plupart du temps j’essaye de régler mes achats avec un petit billet car avec tous les gamins qui viennent payer avec toutes leurs petites pièces soigneusement comptés, en fin de journée elle se retrouve avec une caisse bien lourde. Je ne pense pas qu’elle me reconnaisse (encore), mais ça ne saurait tarder.

L’autre jour je suis allée récupérer la petite à l’école, et sur le chemin du retour nous avions croisées ses deux sœurs qui revenaient du collège. J’étais d’humeur très gourmande et nous étions dans la rue parallèle à Tentations. J’allai finir tard ce soir là, et le tabac aurait déjà fermé alors si je voulais des bonbons, il n’y avait qu’une seule solution. J’ai donc offert aux gamines de leur payer une petite tournée de bonbons – et je crois avoir gagné en conséquence quelques points bonus, surtout avec la petite dernière. En tout pour tout les 4 petits sacs de sucreries m’ont coûtés un peu moins de 5€.

Ceci est donc l’explication du titre du jour, un acte de générosité qui cachait en fait de la gourmandise.

Back to school

Ce travail d’aide aux devoirs est très bénéfique pour moi, car il me permet de revoir mes bases.

J’ai beau avoir obtenu – non sans difficultés – un baccalauréat scientifique, quand je tombe face à un exercice de maths sur la réciproque du théorème de Thalès … il me faut environ 1 minute pour relire la leçon rapidement. Par contre, quand je revois les équations de types (ax+b)², j’ai un énorme sentiment de bonheur/plaisir/soulagement. Je ne le souvenait pas qu’une équations pouvait avoir qu’un seul inconnu !! Pas (encore) de racine de delta, de 3° degré ou des sinus de partout. J’ai pu lui expliquer clairement comment développer ou factoriser une équation, et je me suis sentie très très fière lorsque, devant moi, elle a pu expliquer les exercices à sa camarade de classe qui n’y arrivai pas.

La physique/chimie c’est autre chose. Car celle qui est en troisième a des leçons sur des choses qui pour moi, sont des acquis. Je veux dire que pour moi se sont des choses logiques, ce sont des faits déjà établis, mais en 3° ces choses sont détaillées. Pour éclaircir ce que j’essaye de dire je vais donner des exemples : tout corps plongé dans un fluide reçoit de la part de celui-ci une poussée verticale, dirigée de bas en haut, égale au poids du volume de fluide déplacé, c’est la poussée d’Archimède.
- Oui mais pourquoi ?
- …
J’ai toujours évité lorsqu’une des filles me pose une question de répondre par ‘‘je ne sais pas’’. Parfois c’est dur, très dur. Autre exemple, dans ma tête, la formule de l’ion chlorure c’est Cl-, et le petit – c’est parce que l’atome a un électron en trop et donc il est chargé négativement.
- Mais comment ça se fait ?
- …

Elle a été épaté que je connaisse le numéro atomique de pas mal des éléments chimiques du tableau périodique des éléments par cœur (Hydrogène : 1, Carbone : 6, Oxygène : 8). Mais en Terminal S c’est obligatoire de les savoir, et encore la physique/chimie était loin loin d’être ma matière de prédilection. Et j’en suis à ma 3° année scolaire sans en avoir fait. Mais certaines choses nous marquent pour toujours … et ça cicatrise mal.

 

tableau périodique

Jumper

Voici deux points de vus sur le film Jumper. Le premier étant une discussion sur msn avec un pote, et le deuxième vient d’un proche. Personnellement, il m’a assez plu comme film, mais c’est loin d’être le film de l’année. Court synopsis tiré d’allocine.fr : Depuis qu’il a découvert qu’il pouvait se téléporter n’importe où sur terre, le monde n’a plus de limite pour David Rice grâce à son pouvoir, il peut déjeuner en Egypte sur la tête du Sphinx, passer la journée à faire du surf en Australie, dîner à Paris et prendre le dessert au Japon. Les murs ne l’arrêtent plus et aucun coffre de banque ne lui résiste. Libre comme personne, David vit dans l’insouciance la plus totale, jusqu’à ce que.. Hayden Christensen très beau gosse, autrement connu dans le rôle d’Anakin Skywalker, joue un personnage marrant et intéressant mais pas très attachant. Mais sa copine par moment j’avais envie de la frapper. Elle pose tout le temps de questions, veux toujours savoir “ce qui se passe, et ne ment pas cette fois”, ne reste pas en place quand on lui dit qu’il y a du danger, et finalement est utilisée comme appât pour attirer le héros dans un piège.

alors, je dirais que les paladins, des fanatiques depuis des milliers d’années = ok
mais avant, comment ils faisaient pour chopper les jumpers franchement ?
c’est un film ou il ne faut pas trop réfléchir sérieux
non c’est clair
par contre, j’aurais aimé en voir plus sur l’histoire des paladins et des jumpers au fil des siècles
on ne sait vraiment pas grand chose … surtout sur les paladins
qui les dirigent ? et puis combien sont-ils ???
apparemment le jumper il en tue plein plein
mais y’en a toujours plein ^^
on connait pas non plus grand chose sur les autres jumpers
les autres jumpers ? tu veux dire les jumpers des autres époques?
bah dans le film on voit en tout pour tout 3 jumpers
ouaip c’est vrai
ils ont pas l’air très très nombreux…mais bon, on sait pas, on n’a aucun chiffre ^^
et puis le mec quand il va sauver sa copine mais que c’est un piège
au lieu de jump/attraper sa cop/jump
il jump, reste tranquillou, et ensuite il jump la maison
mais il est attaché à la maison !
oui mais y’a un bon temps d’arrêt avant qu’il soit attaché !
attends, tu peux jumper vite
il jump devant elle, et rejump direct pour s’en aller
même moi j’aurais réussis
disons que le film est distrayant
et puis à la fin , il devient quoi son “pote” ?
bah justement y’a ça aussi…
avec un poteau haute tension dans les mains
perso je crame d’un coup ^^
franchement ils ont fait un film d’1h30 à peine…alors qu’ils auraient pu faire un truc de 2h facilement en s’attardant sur des détails, mais des détails qui auraient rendu le film plus complet
mais j’ai quand même passé un bon moment
ma mère a totalement détesté ce film !
bah c’est sympa mais c’est tout !
j’ai beaucoup plus été scotché par Cloverfield
entre l’envie de voir le monstre, et la peur d’être déçu en le voyant ^^
et bah non, même pas déçu, il est trop bien ^^

“C’était tout simplement un stupide gaspillage de sous, et aussi le gaspillage d’une super bonne idée. Il n’y avait aucun story line, pas de dialogues – l’andouille principal et sa petite amie ne faisaient que trainer à ne rien faire. Jamie Bell (Billy Elliot) était la seule chose de bien du film. Il n’y avait aucunes explications, pas de tension, simplement des trucs qui arrivaient sans raison, j’ai failli m’endormir. Je crois que la pire des choses soit la possibilité d’une suite. Quand on pense à tout l’argent gaspillé sur les super effets spéciaux, et la musique, on se demande pourquoi personne n’a fait d’efforts avec le scénario.”

La première fois que j’ai entendu le titre du ce film j’ai pensé qu’on voulais dire “jumper” dans le sens de pulloveur. Ça aurait peut-être fait un meilleur film ?

Un petit 2,75/5 .

La vie des autres

J’ai surpris une conversation dans le métro il y a quelques jours qui m’a beaucoup marqué.

La situation : 2 femmes qui ne se sont pas vu depuis longtemps se retrouvent par hasard dans une rame de métro et commencent à parler juste à côté de moi. Même si je ne voulais pas écouter je n’aurais pas pu éviter d’entendre.

- Eh bonjour ! Ça fait longtemps qu’on ne s’est pas vu ! Qu’est-ce que tu deviens ?
- Oh moi, que du changement ! Je viens de déménager il y a pas longtemps, et nous venons d’emménager dans un super appart près de la place Jean Jaurès.
- Ah c’est joli comme coin là bas.
- Oui c’est vrai. Au départ nous n’avions pas trop envie de bouger mais on voulait acheter un endroit à nous.
- Je comprend je comprend … Et le boulot ça va bien ?
- Oh oui, du changement de ce coté là également. J’ai enfin réussi à quitter cette boîte où je bossai depuis 25 ans pour quelque chose de milles fois plus intéressant Je m’épanouie !
- Vous en avez de la chance. J’ai déjà 40 ans mais je ne sais pas si à votre âge, excusez moi je ne veux pas paraître malpolie hein, j’aurai autant la forme que vous. D’ailleurs je ne pense pas être là encore bien longtemps.
- J’ai 56 ans, et j’avais envie de changement, donc je me suis bougée le cul.
- Ces derniers temps j‘ai goût à rien. Ma fille de 22 ans vient de partir de la maison pour vivre sa vie. Je suis divorcée depuis l’âge de 20ans car je me suis mariée jeune. Une belle erreur de jeunesse dont le seul bonheur a été la venue au monde de ma petite.
- Oh oui le nid semble bien vide quand ils partent … ça fait toujours très mal. C’est un moment douloureux à passer …
- Je me retrouve toute seule vous savez. Je n’ai plus envie de rien, je ne mange plus … Je me suis achetée des DVD de Colombo que je met sur la télé, mais je ne les regarde même pas …
- Il ne faut pas se laisser aller comme ça, vous pouvez encore vous relever.
- Je comprend les gens qui se suicident vous savez. J’y ai déjà pensé. Je sais très bien que c’est un acte très égoïste et que ça fait du mal aux autres, mais je n’ai plus personne moi. Ma fille, elle a encore son père.
- Ne vous en faites pas va. Il y a beaucoup d’aide pour les gens dans votre situation.
- Non mais je ne pense pas pouvoir résister encore bien longtemps.
- Je suis vraiment désolée mais il faut que je descende ici. Gardez le moral surtout hein, et ne vous en faites pas, je répète, ça va passer. Au revoir et bon courage.

Je descendais au même arrêt qu’elle. Toute cette conversation s’est déroulée entre deux arrêts de métro (par là, je veux dire que la conversation a débuté arrêt 1 et s’est terminé arrêt 3). L’exactitude du déroulement n’est pas à 100% exacte, mais je me suis souvenue des expressions et des mots utilisés.
J’ai été choquée qu’une femme parle d’une chose comme le suicide avec une connaissance perdue de vue, après seulement quelques échanges de banalités. Voulait-elle se rendre intéressante ou bien est-ce qu’elle était vraiment désespérée ?
La dame de 56 ans n’était pas froide et insensible à ses malheurs, mais en un si court lapse de temps on ne peut pas vraiment exprimer son inquiétude ou montrer beaucoup de compassion. J’ai pu voir en descendant du métro, que celle qui venait d’apprendre l’envie de suicide d’une connaissance, avait des larmes aux yeux.

Mes protégées

Pour combler mes fins de mois, j’ai trouvé un petit travail en tant qu’aide aux devoirs. Pas une baby-sitteuse car je suis là uniquement dans le but de les faire travailler. C’est une mère qui recherchait pour ses trois filles franco-britanniques une bilingue pouvant se libérer quelques soirs par semaine. Mon travail consiste à aider la plus jeune à réviser ses leçons mais plus particulièrement à lui faire lire (à voix haute) en anglais. Pour les deux autres, des collégiennes, je dois leur faire réciter leurs leçons, répondre à leurs questions et vérifier qu’elles sont en avance sur leurs devoirs.

J’étais nerveuse au début et un peu timide. Mais la petite est une grande bavarde qui m’a rapidement adoptée et je me demande souvent qui ordonne qui entre nous deux. La cadette, il m’a fallu quelques semaines avant de réussir à déchiffrer quand elle me testait. Par exemple elle fait semblant de ne pas avoir de devoirs, ou bien elle me fait croire que son anniversaire est la semaine suivante (pour me faire passer pour une andouille quand elle me rit au nez). Quant à l’aînée, sa technique consiste à me raconter les dernières misères qu’elle et son groupe de copines ont fait subir à leur prof d’espagnol pour tenter d’éviter de me réciter ses leçons. Maintenant je gère !

Toutes les trois ont un bon niveau d’anglais et leur français est impeccable. Parfois je ne rentre pas chez mes parents pendant trois semaines de suite, alors ça me fait du bien de pouvoir parler anglais avec de vrais anglais et de pouvoir passer d’une langue à l’autre sans réfléchir, en faisant parfois un mélange des deux. D’habitude c’est avec ma sœur que je parle comme ça (avec mon frère on parle plus souvent en français). Mais elle est dans un autre pays en ce moment et ça fait deux mois qu’on s’est pas vu. Elle essaye de s’organiser pour revenir voir la famille, mais elle est très occupée.

Ça m’a fait bizarre au début d’avoir le droit de toucher à leurs agendas. Quand j’étais gamine, mon agenda était quelque chose de très personnel, on y met des photos, les copines y laissent des petits mots, et on ne laisse pas n’importe qui y toucher. Des que j’arrive, je leur demande de me montrer leurs agendas et je me sens toute grande ! Cherchez pas à comprendre, c’est encore ma logique bizarre.

Une touche de chaleur en plein hiver

Pourquoi je n’ai pas demandé plus tôt ? Depuis que je suis arrivée à Lyon j’ai cherché un endroit où je pourrai me promener en tranquillité, avec de la verdure, de l’espace, des gens qui se baladent et promènent leur chien, avec si possible une étendue d’eau pas loin. Et je l’ai trouvé, pas loin de chez moi en plus alors que ça fait 6 mois que je suis ici. Au départ j’ai pensé au Parc de la Tête d’Or, mais c’est un peu loin de chez moi ou de la fac. J’y ai fait un tour le mois dernier, j’ai vu les animaux, ceux pas a l’abri pour l’hiver, mais ce n’était pas ce que je recherchai.

Aujourd’hui (jeudi) après les cours et une séance au cinéma (Juno) avec mon amie Em, je n’avais pas envie de rester à l’appart parce qu’il faisait un temps magnifique. On approche la fin de l’hiver et je suis en T-shirt sous ma veste. Mi-novembre j’avais sortie les grosses chaussettes, les pulls et les écharpes. J’avais donc envie d’aller prendre l’air alors j’ai demandé à ma chère coloc où je pourrai aller pour me balader et elle m’a parlé du parc de Gerland. Je ne savais même pas qu’il y avait un parc alors que j’habite à quelques arrêts de métro de l’endroit.
Je me suis adossée contre un arbre situé sur la grande pelouse pour écrire, car je préfère écrire d’abord à la main ce que je taperai ensuite sur l’ordi. Je suis rarement inspirée devant mon écran. J’écris les grandes lignes du moins, quelques idées. Je pense revenir ici pour lire aussi ou juste pour me balader. Quand il fera encore plus beau, je viendrai dans le but de tenter donner à peau d’anglaise un peu de couleur (de préférence pas la couleur rouge).

J’ai envie d’avoir un chien. Cet endroit me donne envie d’avoir un chien que je pourrai venir promener ici. J’ai vu une dame promenant un bulldog français – j’adore les bulldogs français, et les carlins (agent F dans MIB) aussi, en fait tous les chiens avec la face écrasée comme eux – qui n’était pas en noir et blanc leurs couleurs habituelles mais fauve, beige/marron assez clair. J’en avait jamais vu de cette couleur.

On entend les enfants jouer/crier/pleurer, les oiseaux chanter et même des avions dans le lointain. On peut également entendre la circulation sur le périf de l’autre côté du Rhône, ce n’est pas très mélodieux mais à force ça devient un bruit de fond.
Il y a des bancs, des tables de pic-nics, des pistes cyclables, plusieurs jeux pour les enfants, quelques plantes et une grande étendue d’herbe. Une pelouse assez vaste pour que plein de groupe de personnes puissent faire ce qu’ils veulent sans être dérangés des autres. Assise à côté de mon arbre je peux compter 5 familles jouant au ballon, 1 groupe jouant au badminton, 4 promeneurs de chiens, 4 couples avec une poussette, pas mal de couples en balade et régulièrement des cyclistes. J’aime avoir un petit espace à moi, un petit territoire où on ne m’embête pas. Comme lorsque je vais au cinéma seule, j’aime bien avoir un siège de libre de chaque côté. Pas comme l’autre jour quand je suis allée voir Jumper qui a eu lieu dans une petite salle du Pathé de Bellecour et je me suis retrouvée assise à côté de deux couples qui n’ont pas arrêté de gigoter, rire et discuter.

Pour sûr, je reviendrai ici dès qu’il refera beau.