Hier soir
J’ai un don.
J’ai des intuitions pour certaines choses. Je n’ai pas d’exemples précis en tête là maintenant, mis à part le déroulement d’hier soir.
J’ai été de mauvaise humeur en avance.
Chérinou devait sortir quelques heures (histoire de pompiers), et on devait manger à son retour. Environ 30 minutes avant son retour j’ai commencé la préparation du repas : sortir des trucs du frigo, allumer les plaques chauffantes, mettre de l’eau à bouillir. Des trucs visibles quoi. Le beau-frère lui à choisi ce moment là pour se servir à manger. Comme d’hab saucisse, pain, fromage etc. Moi, je trouve ça malpoli, alors que ton hôte est visiblement en train de préparer le repas, mais j’ai rien dit. Il me demande où est le pain, je lui dit attends je te l’amène. Il me le redemande. Ma patience continue à s’étendre. Je vais chercher un truc dans le frigo et là, la lumière ne s’allume plus. Ma patience s’étire encore un peu. Je commence à pester et à gueuler accroupie devant le frigo ouvert des choses genre “putain mais c’est pas possible y’a rien qui fonctionne dans cette maison de merde etc”. Le beau-frère arrive en disant “Il a quoi à manger ?”. Ce à quoi je répond “Le frigo est cassé !!”. “Oui, mais y’a quoi à manger”.
*ping* Ma patience éclate. Je pars vite dans la chambre avant d’exploser. J’y reste près de 20 minutes. Il se peut que je pleure. Il se peut aussi que je me suis morfondue sur moi-même en disant des choses “C’est ça la vie ? C’est à ça que se résume la vie ? Surmonter des moments ou des personnes insupportable ? Pourquoi est-ce que je réagi comme ça ? J’ai pas à me plaindre au fond, y’a des gens dans des situations mille fois pire ?”. C’est possible.
Je reviens dans le salon et voit que la porte de la “cuisine” est grande ouverte. Pas bon signe. Malgré mon absence de 20 minutes, le chien n’est pas venu me faire la fête. Pas bon signe. Je vais dans la “cuisine” et je vois que Helios avait éventré le sac poubelle. Je tiens à préciser que pendant tout ce temps le beau-frère était assis sur le canapé avec l’ordi. Il a du entendre le bordel qu’à fait le chien. Des qu’il me voit, Helios pars au fin fond de la cour et essaye de traverser le mur afin de m’échapper. Je m’approche de lui et ne bouge pas. Je le regarde. Son désespoir était clairement visible. J’étais furieuse, mais je l’ai été depuis le début de la soirée. Et en fait j’étais plus furieuse contre le beau-frère qui n’a pas bougé son cul ni pour fermer la porte (pour garder la pièce commune au chaud) ni pour voir ce qu’était le boucan d’à côté. Et un peu contre moi-même parce que j’avais laissé le sac poubelle par terre, et que je sais que c’est risqué. Alors je décide de ne pas frapper le chien, mais de l’interdire de rentrer dans le salon pendant un moment.
Quand Chérinou est rentré, il ne s’est par rendu compte que je n’allais pas bien. D’un côté ça m’a énervé, voire blessé qu’il ne s’intéresse pas à moi. Mais de l’autre, ça a probablement évité une dispute inutile.
Je demande à Chérinou “Vous avez faim ?“. Chérinou “Moi oui, mais mon frère non“. Le frère “Oui, j’ai mangé non ?“. J’ai préféré ne pas émettre de réponse. Sa façon de manger … j’en parlerais une autre fois parce que … j’en ai des choses à dire.
L’interprétation négative serait que toutes ces mauvaises choses sont arrivées parce que justement j’étais de mauvaise humeur, et que je les ai engendrées avec mon mauvais “karma”. Je préfère mon interprétation. J’ai un don.
PS : le frigo fonctionne, c’est juste la lumière qui ne marche plus. ouf !









